Tokyo Revengers

Scénario / Dessin : Ken Wakui

Editeur: Glénat

Tokyo Revengers est mon premier furyo, apparemment aux vues des diverses reviews que j’ai pu voir ça et là on tape sur le haut du panier. Voyons cela …

Cette série nous propose donc de suivre Takemichi, un jeune homme de 26 ans vivant de petits boulots. Un jour qu’il regarde les infos en mangeant des chips affalé sur son lit, Takemichi apprend la mort de son ancienne et unique petite amie (oui tristesse) Hinata et de son frère, victimes collatérales d’un règlement de comptes entre les membres d’un gang, les Tokyo Manji-kai. Peu de temps après Takemichi est victime d’un accident qui le ramène 12 ans en arrière à l’époque où il jouait le bad boy et sortait avec Hinata. C’est pour lui l’occasion de changer l’avenir et de sauver cette dernière.

Alors qu’ais je pensé de Tokyo Revengers? Tout d’abord je vais parler du dessin qui est clair, plutôt bien détaillé, chaque page est lisible le récit est bien rythmé on n’a pas le temps de s’ennuyer. On plonge donc ici dans l’univers des racailles made in Japan, et on se rend vite compte que les souvenir de Takemichi ne collent pas exactement à la réalité… Pour sauver Hinata notre héros va prendre tous les risques, le récit est ponctué d’aller et retours entre le passé et le présent et chaque fois que l’on pense que la situation est réglée on se rend compte que l’événement que Takemichi a réussit a éviter n’a eu aucun effet ou alors n’a fait que retarder l’échéance de la mort d’Hinata. L’auteur nous fait donc suivre Takemichi et son enquête dans l’univers des gangs tokyoïtes du début des années 2000, on voit ainsi les jeu de pouvoirs, de trahison dans ce monde impitoyable (générique de Dallas pour les plus vieux) mais également la bromance qui va rapidement lier Takemichi avec l’élite du Tokyo Manji-kai, sans oublier l’histoire entre Takemichi et Hinata … tout un programme !

Evidemment Tokyo Revengers n’est pas exempt de défaut, et je peux en lister quelques uns:

  1. l’un des membres du gang a le crane tatoué depuis ses douze ans (de mémoire), je ne sais pas comment ça se passe au Japon mais je vois mal un tatoueur exercer son art sur un gamin de cet âge là
  2. Takemichi fait des aller et retour entre le passé et le présent, le temps qui s’écoule quand il est dans le passé s’écoule également dans le présent (et vice versa), donc dans le passé Takemichi est soit celui du présent soit celui du passé et personne ne relève ce qui pourrait relever de la schizophrénie (vaguement Hinata de temps à autre dirons nous).
  3. ce point découle du 2, quand Takemichi est dans le passé, son corps reste inerte dans le présent, or il passe des cessions de deux à trois semaines dans le passé… comment fait son corps pour tenir sans manger ni boire ?

Bon c’était pour chipoter mais c’est des points qui m’ont fait me poser des questions si vous avez les réponses je suis preneur!

Conclusion

Malgré quelques incohérences qui relèvent du détail et qui peuvent, pour certain s’expliquer par le fait de vouloir donner de la profondeur à des personnages trop jeunes pour en avoir autant (on parle quand même de collégiens), Tokyo Revengers est un excellent titre devant lequel on ne s’ennuie pas un instant! Durant cette période de confinement j’ai enchaîné les six volumes disponibles et me voici maintenant dans l’attente impatiente du septième… Sachant que la série est actuellement toujours en cours au Japon et compte 16 volumes j’ai hâte de savoir jusqu’où cela va me mener. Une excellente série donc, pour vous faire une petite idée Glénat à mis des extraits à disposition sur son site.

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