Scénario: Joshua Dysart
Dessin: Doug Braithwaite, Scot Eaton, CAFU, Khari Evans
Éditeur : Bliss Editions
En préambule Imperium étant la suite directe de l’intégrale Harbinger il va y avoir de spoil pour ceux qui ne l’ont pas lu, vous avez lu ce superbe pavé ? Bien continuons!
Après que Peter Stanchek et ses renégats aient révélé les plans et les pouvoirs de Toyo Harada au grand jour ce dernier a vu son empire s’effondrer et son rêve d’utopie prendre du plomb dans l’aile. Seulement Harada n’est pas du genre à se laisser abattre et après avoir volé un porte avion aux Etats-Unis et annexé la Somalie il peut passer la seconde dans ses plans et commencer à bâtir le monde qu’il souhaite.
Seulement Harada n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et déclare la guerre a quiconque se mettra sur son chemin ce qui ne manquera pas de lui attirer des ennemis comme le Rising Spirit qui développe une arme capable de neutraliser les pouvoirs des psiotiques et ainsi affaiblir Harada et son armée, ou encore les grandes puissances mondiales qui voient d’un mauvais œil que Harada vienne jouer sur leur terrain.
Imperium c’est donc pour commencer un récit géopolitique, l’auteur se sert de l’occasion pour nous parler des différentes crises du monde moderne (trafic d’armes, répartition des ressources, crise des réfugiés) au travers de jeux d’alliances et de stratégies politiques.
Imperium c’est aussi un récit d’action, on est pris du début à la fin dans des scènes d’actions superbes, un rythme soutenu qui nous tient en haleine jusqu’à la fin.
Imperium c’est aussi un récit qui invite les copains de chez Valiant, on notera les apparitions des vignes (X-O Manowar), du Rising Spirit (Bloodshot) ou encore de Divinity, chacune de ces apparitions participe à renforcer le coté global que l’auteur veut donner au conflit.
Au niveau des dessins comme toujours chez Valiant la diversité des artistes ne nuit pas à la cohérence du trait, ça manque peut-être parfois un peu de punch mais ça reste propre et lisible.
Conclusion
Imperium est difficile à résumer en quelques lignes et la lecture de se tome ne peut à mon sens pas se faire sans avoir lu l’intégrale Harbinger. Pour moi Imperium prolonge le plaisir initié par Harbinger en nous focalisant cette fois plus sur le point de vue de Harada et des ses alliés, on passe donc de la fougue du jeune Stanchek et ses amis à l’expérience et au calme de Harada et ses alliés. Bref un excellent récit qui demande tout de même quelques prérequis et de s’y investir un petit peu.







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