Scénario : Fred Van Lente
Dessin : Francis Portela, Diego Bernard.
Editeur : Bliss Editions
Attention légers spoils sur Harbinger et Bloodshot, mais alors vraiment légers…
Si vous avez lu les intégrales Bloodshot et Harbinger vous savez déjà que l’un des nombreux hobbys moralement discutables du Rising Spirit était de kidnapper des jeunes enfants psiotiques afin d’en faire un group armé nommé Generation Zero, vous savez également que suite aux événements de Harbinger Wars nos petits amis de la Generation Zero sont libres et livrés à eux mêmes.
Notre récit prend la place dans la ville de Rook, petite ville devenue du jour au lendemain un fleuron de la high tech. Nous y suivons Keisha une ado dont le petit ami est décédé dans des circonstances étranges, les façades immaculées de Rook ne seraient donc que de la poudre aux yeux ? Keisha se rend sur un chat spécifique et contacte la Generation Zero une organisation qui, après étude de la demande, vient en aide aux ados ayant des problèmes. Peu de temps après de nouveaux étudiants arrivent au lycée de Keisha, la Generation Zero est en place et ce qu’ils vont découvrir n’est joli joli.
Résumé comme ça ça peut sembler banal, l’enfant du siècle dernier que je suis y voit des traits empruntés consciemment ou non à l’Agence tout Risques (A team pour les puristes) ou bien à Nicky Larson (City Hunter pour les puristes là encore), mais ce coté nostalgique s’arrête au fait que l’on contacte l’équipe par message et que ladite équipe est un patchwork de personnalités très différentes. Une fois passée cette première impression chaque membre de la Generation Zero apporte son vécu et ses traumatismes, il y a aussi une découverte de soi et des transformations liées à l’adolescence couplés à une méfiance envers les adultes(je pense que cette partie aurait eu plus d’impact si j’avais été plus jeune). Le récit a beau être centré sur des enfants/ados il n’en est pas moins dur et bien construit, on s’attache aux différents personnages et à la lecture vous verrez que ça a toute son importance.
Graphiquement on est sur du travail propre que je trouve un peu plus coloré que ce à quoi nous a habitué Valiant, les dessins servent bien le récit même si les planches ne resteront pas dans les mémoires elles restent efficaces.
Conclusion
Generation Zero est un excellent titre traitant de psiotiques, le fond comme la forme sont intéressants et là encore Valiant ose mettre ses personnages dans des situations qu’il serait difficile de voir chez les big two ce qui reste appréciable. Bref une bonne lecture à recommander si l’univers des psiotiques vous passionne.





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