Scénario : Duane Swierczynsky, Joshua Dysart, Christos Gage
Dessin : Manuel Garcia, Arturo Lozzi, Barry Kitson, Emanuela Lupacchino
Éditeur : Bliss Editions
Ray Garrison est le super soldat par excellence, rapide, précis, indestructible froid et docile. Envoyé aux quatre coins de la planète pour des missions suicides sa large carrure blanche, ses yeux rouges et ce cercle rouge sur la poitrine deviennent rapidement le pire cauchemar de ceux qui se mettent sur sa route : Ray Garrison est Bloodshot.
Vous l’aurez compris avec cette petit introduction digne de la bande annonce d’un film d’action de série B des années 90 que Bloodshot, ce récit qui nous propose de suivre les aventures d’un homme à qui l’on a injecté des nanomachines permettant de décupler les capacités de l’hôte et de lui conférer un certaine invincibilité (tirez sur Bloodshot ou arrachez lui un membre et les nanites réparent le tout aussi sec ) et répondant au doux nom de nanites, va être un récit bien bourrin où l’on pose son cerveau pour kiffer l’action pur et bien … pas que ! Bloodshot est bien sûr un récit faisant la part belle à l’action mais ce pauvre bougre de Ray découvre que l’entreprise qui a fait de lui l’arme parfaite, le Projet Rising Spirit (PRS pour les intimes), non content de l’avoir transformé en cachet d’aspirine doué pour donner la mort fait aussi mumuse avec ses souvenirs lui en implantant de nouveaux avant chaque nouvelle mission afin de garder sa motivation au top niveau… Du coup notre héro qui a beaucoup de questions et aucune réponse part en quête de ses souvenirs, et, au fil de son enquête Bloodshot croisera plusieurs personnages de l’univers Valiant :
Toyo Harada : Le psiotique le plus puissant de la Terre, à la tête de la fondation Harbinger qui oeuvre pour le bien de la planète … du point de vue de Harada (on en repalera lors de l’article à venir sur Harbinger)
Le groupe des renégats : Des psiotiques luttant justement contre Harada.
La génération zéro : Encore un groupe de psiotiques (tout ceux là on en parlera dans les reviews de Harbinger et consors)
Le H.A.R.D Corps : Harbinger Active Resistance Division Corps, bataillon d’élite à la botte du PRS composé de personnes à problèmes à qui on a implanté tout un tas de puces dans le cerveau (je synthétise beaucoup). Les membres du Hard Corps sont reliés à une base d’opération nommé lifeline leur permettant, via leurs implants, d’acquérir des pouvoirs de psiotiques qu’ils ont préalablement chassés. Le H.A.R.D Corps a été remplacé par Bloodshot mais rappelé lorsque ce dernier s’est fait la malle.
Archer et Armstrong : Un catho coincé doué pour le combat et un alcoolique immortel (je n’ai pas lu Archer et Armstrong donc pas de review prévue… désolé)
Désolé si ces présentations succinctes vous ont embrouillés l’esprit, disons que cela vous rapproche un peu de notre héros du jour …
Bref cette recherche d’identité sera prétexte à se poser la question : est ce son passé qui fait un homme ou bien ses actions présentes ? La recherche de réponse sera l’occasion pour Bloodshot d’utiliser toute sa panoplie de capacités offertes par ses nanites (super force, méga endurance, régénération, hacking, camouflage, changement d’apparence …) au travers de missions d’infiltrations ou de carnages plus bourrins. Bloodshot est un titre cru la violence existe et certaines scènes choc sont à prendre en compte, en effet pour réparer notre colosse dépigmenté les nanites ont besoin de protéines ce qui donne lieu a des scènes parfois … originales.
Je passerai rapidement sur les dessins que je trouve toujours propres et dynamiques, la variété d’artistes ne m’a pas choqué et je trouve que le pavé garde une certaine unité a ce niveau.
Conclusion:
Cette review ne se veut pas être une analyse des plus de 800 pages que comptent ce récit, ce serait trop long et je vous perdrait sûrement en route (moi même je n’aime pas les reviews trop longues), je me suis contenté ici de vous présenter les bases d’un récit abordant des thèmes sérieux avec un regard mature. Car Bloodshot ce n’est pas qu’un personnage violent ne connaissant que la langue des armes, c’est avant tout un être perdu et meurtrit à la recherche de vérité. Un récit que j’ai particulièrement apprécié et dont les 100 premières pages sont disponibles sur le site de Bliss Editions.






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