Scénario : Francesco Giugiaro
Dessin: Jérémie Gasparutto
Éditeur : Ankama
Quelque part en Afrique, Odrissa a été enrôlé de force par des rebelles qui comptent s’emparer du pouvoir. Enfant soldat, Odrissa va connaître et exercer la violence. Durant une énième tuerie il assasinera une petite fille avec un ours en peluche, cet ours en peluche deviendra le totem d’Odrissa qui deviendra le sanguinaire Teddy Bear.
Le récit présenté ici est dur, on est plongé ici dans la tête d’un enfant arraché aux siens, instrumentalisé, déshumanisé et usant de drogue pour garder un semblant de contrôle. Le contrôle justement échappe peu a peu a Odrissa qui verra son ours en peluche lui parler et l’inciter à renoncer à toute cette violence, une prise de conscience en somme, seulement lui est il encore possible d’y échapper ?
Le dessin est, à l’image du récit, très cru, rien ne sera épargné a l’oeil le trait est dur et les scènes de violence ne sont pas cachées. Le récit est entrecoupé de chroniques et autres statistiques qui nous rappellent que les enfants soldats sont une réalité (et pour ma part j’ai été surpris par l’ampleur du phénomène).
Conclusion
Teddy Bear n’est pas un titre a mettre entre toutes les mains, le récit est dur et violent. Cette dureté et cette violence permettent une prise de conscience sur un phénomène qui peut sembler lointain et qui est bien plus répandu qu’on ne l’imagine.






