Scénario : Denis-Pierre Filippi
Dessins : Vincenzo Cucca
Dans le futur la Terre est devenue une planète surpeuplée, pour tenter d’enrayer le phénomène l’humanité envoie plusieurs vaisseaux spatiaux à travers l’espace. Ces vaisseaux contiennent à leur bord des colons qui ont pour mission de s’établir sur d’autres planètes afin de donner une chance de survie à l’humanité. Quelques temps après le lancement de ces missions de colonisation l’humanité entre en contact avec les Atils, une race extraterrestre pacifiste qui partage avec les terriens leur technologie de voyage spatial bien plus avancée.
Les Atils et les terriens s’établissent donc ensemble sur de nombreux nouveaux mondes mais pendant ce temps beaucoup d’anciens vaisseaux d’ancienne génération restent introuvable.
Au fil du temps certains commencent à voir la cohabitation humains / atils d’un mauvais œil et forment les écumeurs, une guilde recherchant les vaisseaux échoués des premiers colons afin de vendre ce qu’ils contiennent au marché noir, ce qui se révèle être sacrément lucratif.
Afin de contrer ces extrémistes et retrouver les premiers colons avant eux, l’Agence, organisation regroupant des unités d’élites est formée.
C’est dans ce contexte que nous suivons Milla Aygon et son équipe, tous de jeunes recrues, chargés dans le premier volume de secourir une nef (vous l’aurez deviné), une mission de routine sur le papier, mais tout ne se déroule pas comme prévu …
Colonisation nous propose donc de suivre les aventures de l’escouade de Milla Aygon, chaque tome nous dépeint une mission. Si le tome 1 peut paraître un peu confus il a néanmoins le mérite de poser les fondations d’un univers audacieux.
Je ne connaissais ni le scénariste ni le dessinateur de cette série, le scénario se veut de la tradition des space opéra, le rythme est plutot soutenu ce qui s’explique par deux choses : le récit fait état d’une course poursuite entre les membres de l’Agence et les écumeurs pour récupérer les nefs échouées, et le fait que chaque album raconte une mission oblige à faire tenir le scénario dans une cinquantaine de pages.
Le dessin est tout simplement splendide et fourmille de détails, on peut dire qu’il magnifie le scénario, le tout avec une colorisation de qualité.
Conclusion
Colonisation propose un monde vaste et audacieux, a ce jour je trouve que le contrat est rempli. Les histoires sont prenantes et servies par de superbes dessins, on est là devant une série que je vais continuer de suivre et je compte bien ne pas être déçu !







